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|  Centre de recherche IFM-GEOMAR
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Lutte contre les pirates
Il arrive fréquemment que des navires entiers disparaissent avec leur équipage sans laisser aucune trace – pas seulement dans le fameux triangle des Bermudes, dans l’océan Atlantique. Des pirates « modernes » rendent la mer au sud de la Chine et les mers du continent africain tout aussi dangereuses. D’un instant à l’autre, des porte-conteneurs entiers deviennent introuvables. Les scientifiques de l'Instance de recherche de la Bundeswehr sur l'acoustique marineet la géophysique (FWG) se sont spécialisés dans ce domaine. Ils se chargent de développer des systèmes d’observation pour assurer la protection des axes maritimes empruntés par les navires des pays industrialisés. Autre spécialité des chercheurs du FWG : veiller au respect du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires des Nations Unies. Ils utilisent pour cela une boule de céramique équipée d’un hydrophone, un système qui permet de détecter les contrevenants.
L’énergie de la glace
Les scientifiques du Leibniz-Institut für Meereswissenschaften an der Universität Kiel (IFM-GEOMAR, géosciences marines) se consacrent entre autres au phénomène de la disparition des navires. Les émissions de méthane en seraient à l’origine. Les bulles de gaz réduisent effectivement de façon draconienne la poussée d’Archimède. En 1996, les chercheurs ont remonté des profondeurs de la mer un drôle de bloc de glace pesant 40 kilogrammes et sentant l’œuf pourri ; la matière composant ce bloc de glace, de l’hydrate de méthane, est désormais au cœur de leur travail. L’hydrate de méthane peut être à la fois le salut ou la perdition de l’humanité. Cette sorte de glace en effervescence, qui résulte de la décomposition des poissons, du plancton et des algues, recèle un énorme potentiel d’énergie : un seul litre d’hydrate de méthane « contient » 164 litres de méthane à l’état gazeux. Selon les estimations des géoscientifiques, les ressources en hydrate de méthane sont deux fois plus élevées que les réserves mondiales en gaz naturel, en pétrole et en charbon – une réserve d’énergie pratiquement intarissable ! Les climatologues craignent cependant que le gaz n’active l’effet de serre. 30 fois plus actif que le CO2, il provoquerait le réchauffement des mers, entraînant ainsi une plus forte émission de méthane. L’émission continuelle de gaz méthane représente un autre danger : les talus continentaux risquent de s’affaisser provoquant la formation d’immenses raz-de-marée submergeant les continents.
Gigantesques tourbillons
Sans pour autant nécessairement provoquer des catastrophes diluviennes, l’océan n’en demeure pas moins un facteur décisif des changements climatiques et environnementaux. Les immenses tourbillons de l’Océan Indien exercent une influence sur le climat de l’Asie du Sud-est. Dans le cadre du programme mondial de recherche sur le climat, les chercheurs de l’Institut Leibniz d’Océanographie de l’Université de Kiel (IFM-GEOMAR) étudient les effets de la circulation des moussons. Ces recherches permettent d’avancer des prévisions sur les changements climatiques mondiaux. La mer peut-elle emmagasiner des gaz à effet de serre comme le CO2 ? Le projet européen de recherches technologiques ANIMATE, dont l’IFM-GEOMAR assure la coordination, se consacre à cette question. Des mesures à long terme permettent d’évaluer la teneur en dioxyde de carbone des couches supérieures de l’Atlantique Nord et livrent des indices sur la capacité d’emmagasinage de l’océan dans les conditions les plus diverses.
Au commencement était la mer
La mer fut également à l’origine de la création de l’Institut für Weltwirtschaft (IfW, économie mondiale). Il a effectivement été créé en 1914 en tant qu’« Institut royal de Transport maritime et d’Économie mondiale ». Il s’intéresse aujourd’hui à des domaines de recherche tout différents, mais qui sont aussi parfois encore en rapport avec l’idée de naufrage et de disparition, lorsqu’il s’agit par exemple de la « nouvelle économie ». Les économistes concentrent leurs travaux sur la transformation de la société industrielle en société de services et étudient la portée des NTIC dans le cadre de la mondialisation. Les différents instituts économiques allemands se livrent une concurrence qui incite les économistes à intervenir dans les questions actuelles de politique de conjoncture. Ils préservent toutefois leur indépendance et refusent catégoriquement les missions que leur propose le secteur privé.
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