Study in Germany
 









English    Deutsch    Español    Français    Русский    中文    日本語    عربي

Lexique   Plan du site   Mentions légales  


30/07/2010
 
 Rechercher



































































































































































































































































RSS Feeds




Image






À table





La déferlante « bio »

Que ce soit dans les cantines scolaires ou les restaurants universitaires, de plus en plus, en Allemagne, on propose désormais des « menus bio ». La demande croît sans cesse, à mesure que l’offre elle aussi s’élargit. Un exemple de cette « tendance » au biologique : les supermarchés estampillés « bio » qui fleurissent dans les villes du pays et remplacent petit à petit les bonnes vieilles « Reformhäuser » d’antan.

Un mode de vie à la mode

De nombreux Allemands prennent consciemment en compte la santé et le développement durable dans leur mode de vie, suivant l'idée que tout consommateur, en tant qu’acteur économique, a le pouvoir de changer la société. Au quotidien, on choisit ainsi, par exemple, d’acheter bio, ce qui est de plus en plus aisé en Allemagne étant donné que les discounters les plus prisés du pays ont ouvert leurs rayons aux produits « verts ». Les vrais « écolos » préfèreront quant à eux les magasins spécialisés (« Reformhaus », « Bio-Laden », et autres supermarchés se targuant d’être bio à 100%). Cette tendance au « bio » s’est ancrée plus largement dans la société allemande au début des années 1980, qui ont vu aussi la création du parti écologiste ouest-allemand. Aujourd’hui, le goût du bio s’accompagne souvent du souci de favoriser le commerce équitable.

Société et politique

La société allemande s’est donc mise très tôt au bio, au renouvelable, au recyclé. Ce qui a d’ailleurs valu aux Allemands quelques railleries de leurs voisins européens lorsque, dans les années 1980, l’Allemagne faisait figure de précurseur en la matière. Désormais, le phénomène du bio n’amuse plus, il est devenu quasiment un « must » et les politiciens ne font pas exception à la mode. Ainsi, lors de son discours à l’occasion de la (première) journée allemande des consommateurs, en 2007, le chef de l’Etat Horst Köhler a, par exemple, exhorté ses compatriotes à prendre davantage en compte les exigences du développement durable en faisant leurs courses. « Je suis heureux de constater que de plus en plus de défenseurs de l’environnement et d’entrepreneurs se rendent compte que les objectifs sociaux, économiques et écologiques peuvent converger de façon à allier commerce de qualité et conscience tranquille. », a-t-il déclaré.

Les agriculteurs à la traîne

Pourtant, malgré les envolées du marché, les agriculteurs ne se sont toujours pas mis massivement au vert. Ainsi, en 2006, alors que le chiffre d’affaire de la branche alimentaire bio a progressé de 18 % par rapport à 2005, la surface cultivée « bio », elle, n’a augmenté que de 2,3 %, selon les chiffres communiqués en septembre 2007 par la Fédération allemande de l’agro-alimentaire biologique. Alors des produits de l'agriculture biologique, d'accord, mais s'il faut les importer, qu'en est-il des dommages environnementaux dûs au transport ? Et de la bio-éthique, qui consiste aussi à favoriser le producteur du coin?

Le bio éclaboussé par certains scandales

Différents scandales qui ont éclaté dans la branche alimentaire ont entaché aussi l’image de marque (et de qualité) des aliments bio. En 2002, un sondage de l’Institut de démoscopie d’Allensbach montrait que les scandales des hormones et du Nitrofen (un herbicide cancérigène illicite), dont des traces avaient été retrouvées dans de la viande, des œufs et de la nourriture d’élevage, avaient découragé les consommateurs allemands : en 2002, seuls 16% d’entre eux se sentaient plus sûrs en achetant des produits issus de l’agriculture biologique, contre 37% en 2001.
En réaction, le Ministère fédéral de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Protection des consommateurs a mis en place en 2002 une la loi sur l’information du consommateur, qui, après révision, a été adoptée définitivement en juillet 2007.

Moralité

Si vous vous installez en Allemagne et n’êtes pas spécialement sensible à la consommation « bio », personne ne vous obligera à porter des sandales à la semelle de chanvre, mais faites au moins l’effort de vous montrer un minimum écolo en triant vos ordures. Tout contrevenant est d’ailleurs passible d’une amende.














Cette page: 

Imprimer






Villes universitaires









Informations




Rencontre trilatérale d'experts sur le diagnostic in vitro lire la suite


Nouveau master d'éthique de l'environnement lire la suite


Etude sur l'implication des entreprises privées dans l'enseignement supérieur allemand lire la suite


Des robots bientôt capables de battre une équipe humaine en football? lire la suite


Mannheim, la star des MBA en Allemagne lire la suite





FAQ pour étudiants




Est-ce que j’ai besoin d’un permis de travail en Allemagne ? Plus


Puis-je me sentir sûr en Allemagne ? Plus


Quelles démarches administratives dois-je entreprendre ? Plus


Les étudiants ayant des enfants peuvent-ils bénéficier d’une aide ? Plus





FAQ pour chercheurs




Ai-je besoin d’un visa ? À quoi faut-il penser lors de la demande de visa ? Plus


Quelles assurances dois-je conclure ? Plus


Puis-je me sentir sûr en Allemagne ? Plus


Où peut-on apprendre l’allemand ? Plus





Événements




"Inklusion von Anfang an" Plus


Summer Academy on Intercultural Experience Plus


Textbooks and Beyond: Educational Media in Global Contexts Plus


DGM-Tag 2010 Plus





 





Top