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30/07/2010
 
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Louise Brown, née en Angleterre, en Allemagne depuis 1987




Sport et loisirs





Kick, skate, wake

Il est rond, en skaï, et son dessin bicolore rappelle le ballon de football. Mais ce ballon-là ne pèse que 20 grammes et mesure une dizaine de centimètres de diamètre. Ce ballon de foot miniature qu'on se passe et se repasse en ce moment dans les parcs, les clubs et les gymnases allemands s'appelle le footbag. Le footbag est un sport qui sert d'ersatz, en hiver notamment, surtout aux skateurs et aux surfeurs, mais il a conquis aussi les étudiants de sport sous une variante particulière, le freestyle footbag, qui consiste à maîtriser un maximum de figures acrobatiques en jonglant avec la minuscule balle. Rappelons quand même que tout cela n’est pas aussi nouveau qu’on veut bien le dire : il y a 2000 ans, en Asie, on connaissait déjà le jeu de la petite balle…

De la kinésithérapie au championnat d\'Europe

Le footbag est réapparu dans les années soixante-dix, d'abord dans un cabinet de kinésithérapie : l'enchaînement de certaines figures servait à rééduquer les genoux abîmés. Le principe était simple : il fallait bouger beaucoup sans rencontrer trop de résistance. Le jeu qu’on connaît aujourd'hui n'a plus cette connotation de rééducation ; les rotations effectuées pour les figures relèvent plus d'une discipline artistique que d'une méthode pour recouvrer la santé. Les nombreux tournois professionnels organisés dans le monde entier témoignent de l'essor de cette discipline sportive : le championnat d'Europe à Berlin, en 1999, a rassemblé pas moins de 122 joueurs de 12 pays différents ! Cela dit, cette confrontation a permis de relever des différences de style considérables entre les nations, et pas seulement sur le plan des enchaînements : pour leurs figures libres de deux minutes, sur une musique de leur choix, les Allemands avaient misé sur du hip hop tandis que les Finlandais donnaient la préférence à de la musique folklorique de leur pays.

Skateur sur mini-planche

Un mercredi soir dans un café branché de Berlin : dans le lounge, on s'entraîne à faire des ollies à tout crin. Ollies, c'est le nom qu’on donne aux figures qui exigent la plus haute concentration, même de la part des skateurs les plus expérimentés. Seulement voilà, ce soir-là, la planche ne mesure pas plus de 8 centimètres de long ! Et au lieu de se tenir debout sur les deux pieds sur la planche qui roule, on la guide à l’aide de deux doigts. Une main fourrée négligemment dans la poche (mais de telle sorte que tout le monde le voit), l'autre sur la planche, les finger skaters s'entraînent à faire leurs tricks sur une grande table où sont posées des mini-rampes faites maison. Les toutes premières finger boards étaient de simples porte-clefs. Pierre, un étudiant berlinois, a construit ses premiers finger skates il y a dix ans, à partir de modèles réduits d’automobiles, des Wartburg de préférence. À l’époque, on ne les trouvait pas encore dans quasiment tous les magasins de sport. Pour Pierre, étudiant et skateur passionné, le finger skate était le meilleur moyen d’occuper ses loisirs quand un accident de skate grandeur nature le condamnait à une immobilité provisoire.

C’est nouveau, c’est mode : le wake board

Autre bon plan sportif pour oublier l’hiver : le wake board. Ce mélange de ski nautique, de skate board et de snow board est monté en flèche pour devenir le dernier sport à la mode aux États-Unis, bien sûr, mais également ailleurs dans le monde. En Allemagne, par exemple, il compte aujourd’hui quelque 18 000 adeptes dont beaucoup n’avaient jamais tâté jusque là ni des pistes enneigées, ni des plans d’eau, ni des rues piétonnes. En fait, l'Allemagne semble être en bonne voie pour devenir une sorte de paradis du wake board : elle possède de nombreux lacs de taille respectable et dispose à l’heure actuelle de pas moins de 35 possibilités de traction. Petit à petit, les vrais mordus doivent se lever au petit matin pour pouvoir pratiquer leur sport préféré en paix. Un conseil encore pour les actifs qui viennent de contrées plus clémentes pour faire des études en Allemagne : ne pas oublier une chose hyper-importante avant de boucler leur valise – la combinaison néoprène. Les eaux allemandes sont plutôt froides !

Louise Brown














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