Portrait de la ville Aschaffenburg

La France sur le Main

L'auteur du plus vieux slogan publicitaire pour Aschaffenburg est un roi, ni plus ni moins : Louis Ier de Bavière en a fait une « Nice bavaroise ». C’est surtout la douceur du climat qui incita le grand-père de Louis II, le célèbre « bâtisseur de Neuschwanstein », à lui donner ce nom. La ville est un peu plus chaude que les autres, mais aussi un peu plus belle : de très loin, déjà, on aperçoit le château de Johannisburg avec sa façade Renaissance de grès rouge. Certes, le panorama n’évoque pas vraiment ni la Côte d'Azur ni la France, mais il est tout de même impressionnant, comme toute la physionomie de la ville du reste : chaque pas nous rappelle que nous nous trouvons dans une ancienne résidence épiscopale et princière.

Air méditerranéen

Le jardin du château rappelle Nice et a inspiré l’aménagement des nombreux parcs d’Aschaffenburg. Simple potager à l’origine, il dut, pour des raisons de représentation, faire place à un jardin d’agrément, de style plus français, qui orne encore aujourd’hui les rives du Main. Pins, agaves, amandiers, cèdres et figuiers confèrent au parc un petit air indiscutablement méditerranéen.

L’Italie sur le Main

Mais revenons à Louis Ier qui, dès 1828, fit d'Aschaffenburg sa résidence estivale préférée. Le souverain n’aimait pas seulement le climat français ; il avait aussi un faible pour l’architecture italienne et plus précisément, comme beaucoup de ses contemporains, pour l’Italie antique. Aussi fit-il bâtir un joyau d'architecture, le Pompeianum : une villa romaine antique, ressemblant à celles qu’il avait pu voir dans les ruines de Pompéi durant ses voyages en Italie. Cette copie de maison romaine, avec son atrium baigné de lumière et ses fresques de couleurs vives, a demandé huit ans de construction.

Ratage architectural ?

À Aschaffenburg, les grands travaux ne sont pas seulement l’apanage des anciens rois : ils ont également tenté les édiles actuels. Palazzo Protzo – « palais tape-à-l’œil » – c’est ainsi que les administrés ont surnommé le bâtiment moderne de la salle des fêtes construit face au château et qui a tous les avantages hormis celui d'être beau. Tandis que ses bâtisseurs considèrent ledit bâtiment comme une « symbiose réussie de fonction et d’esthétique », beaucoup de contribuables le trouvent tout simplement laid – et cher : il a coûté plus de 20 millions d’euros.

Triangle des Bermudes

À Aschaffenburg, pour accompagner la bière ou le vin, on mange, non pas de la baguette mais des bretzels, une pâtisserie salée en forme de boucle : mélange nouveau à découvrir dans la vieille ville. Mais attention : certains quartiers sont comme le triangle des Bermudes – les disparitions, même momentanées, ne sont pas rares. Car la tentation est grande : un bon repas se prend chez Schlappeseppl, une excellente brasserie-restaurant, ou bien chez Fegerer et pour les bons verres, on a l’embarras du choix parmi les nombreuses arrière-cours romantiques.

Informations supplémentaires

Ville d’Aschaffenburg
http://www.aschaffenburg.de

Ville d'Aschaffenburg
http://www.aschaffenburg.de

Tageszeitung Main-Echo (journal régional)
http://www.main-netz.de/main-echo/nachrichten/

Festival KOMMZ à Aschaffenburg
http://www.kommz.de/index1.php

dernière modification: 03/08/2006

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